Éloignez-vous
Ne tournez pas autour de l'ouverture, même pour la photo, et ne coupez pas la trajectoire des guêpes.
GUIDE PRATIQUE - JARDIN ET PELOUSE
En traversant le jardin, vous voyez des guêpes disparaître dans un trou de la pelouse. D'autres en ressortent aussitôt. Pas de boule de papier, juste ce va-et-vient au ras du sol : c'est souvent comme ça que se signale un nid de guêpes dans le sol.
Surtout, ne creusez pas pour voir. Laissez la zone tranquille, éloignez enfants et animaux, et observez de loin. Un nid souterrain peut se trouver juste à côté d'un passage de tous les jours sans qu'on le remarque.
Ne tournez pas autour de l'ouverture, même pour la photo, et ne coupez pas la trajectoire des guêpes.
Pas de tondeuse, de débroussailleuse, d'arrosage, de terrassement ni de piétinement près du passage.
Avertissez les occupants et fermez l'accès à la zone, sans aller planter de balise au bord du trou.
L'emplacement, les passages fréquentés, l'accès au jardin, la présence d'une place de jeux ou d'un animal.
L'OFEV recommande de garder trois ou quatre mètres de distance avec le nid et indique qu'un ruban de signalisation peut être installé à cette distance. Ne vous approchez pas pour le fixer vous-même.
Le signe le plus parlant, c'est un va-et-vient régulier par la même ouverture. Les guêpes arrivent à basse altitude, se posent au bord d'un trou ou s'y engouffrent directement. L'activité peut aussi se concentrer au pied d'un talus, entre des racines, près d'une dalle ou sur un bout de terrain dégagé.
Un trou seul ne prouve rien. La guêpe commune et la guêpe germanique s'installent volontiers dans d'anciennes galeries de souris, mais des abeilles sauvages et des bourdons nichent aussi dans le sol. Quelques insectes aperçus ne disent ni l'espèce ni la taille de la colonie.
Inutile de filmer quoi que ce soit : une photo d'ensemble de la pelouse ou du talus, prise de loin, suffit pour situer l'endroit.
La guêpe commune (Vespula vulgaris) et la guêpe germanique (Vespula germanica) cherchent des cavités sombres et protégées. Dans la nature, l'OFEV cite les anciens nids de souris souterrains parmi leurs endroits favoris. Le nid de papier grandit ensuite dans l'espace disponible, parfois à distance du petit trou visible en surface.
Une petite ouverture ne garantit donc ni un petit nid ni un risque limité : une colonie de ces deux espèces peut compter de 1 000 à 7 000 individus, selon l'OFEV. À l'inverse, toutes les guêpes aperçues au ras du sol n'appartiennent pas à une grosse colonie souterraine. Le contexte compte.
Illustration de principe, non à l'échelle. Il ne montre pas la structure réelle d'un nid et ne permet pas d'en déduire la profondeur. Ne creusez pas pour vérifier.
Une tondeuse fait du bruit et des vibrations, parfois juste au-dessus de la cavité. Un coupe-bordure peut passer au ras de l'entrée. Même poser une brouette ou des outils à côté peut suffire à déranger la colonie.
Arrêtez les travaux autour du passage, sans chercher à « finir vite » la bande de pelouse. Et prévenez la personne qui entretient le jardin, pour qu'elle ne lance pas la tonte sans savoir. Si l'activité se concentre dans le feuillage et non au ras du sol, suivez plutôt nos conseils en cas de nid de guêpes dans une haie ou un arbre.
Ne versez ni eau, ni carburant, ni insecticide dans le trou, et ne le bouchez pas avec de la terre. L'OFEV est clair : on ne vaporise pas un nid. Mal utilisés, les biocides peuvent empoisonner les personnes, les animaux domestiques et la faune sauvage.
Un nid au fond d'un terrain peu fréquenté ne se gère pas comme un passage actif à côté de la terrasse, de la place de jeux ou du portail. L'OFEV recommande d'envisager une solution lorsque le nid se trouve dans un endroit très passant ou fréquenté par des enfants ou des personnes allergiques.
Le plus urgent, souvent, c'est d'éviter la mauvaise rencontre : prévenez ceux qui utilisent le jardin et gardez les animaux à l'écart.
Plusieurs petits trous dans un talus ensoleillé ou un carré de terre nue peuvent aussi abriter des abeilles sauvages. Selon Agroscope, la plupart des quelque 600 espèces indigènes nichent dans le sol, et près de 45 % d'entre elles sont menacées. Ce serait dommage de détruire leur habitat en croyant traiter un nid de guêpes.
Les bourdons, eux, s'installent volontiers dans d'anciens terriers de rongeurs, rappelle le portail abeilles.ch. Le nombre de trous, l'aspect de l'entrée et l'activité orientent l'observation, sans remplacer une vraie identification.
Avant de demander un traitement, jetez un œil à notre guide pour distinguer les nids de guêpes, de frelons et d'abeilles.
Non. Tout dépend de l'insecte, de la présence ou non d'une colonie de guêpes sociales, de l'usage du jardin et de la possibilité de tenir les gens à distance. Les guêpes ont aussi leur utilité : elles nourrissent leurs larves avec d'autres insectes et participent à la pollinisation.
Une colonie ne vit généralement qu'une saison. Quand le nid ne pose pas de problème particulier, l'OFEV indique qu'on peut attendre qu'elle s'éteigne d'elle-même, vers novembre ou décembre selon l'espèce et l'emplacement. Pour comprendre le rythme des colonies selon les mois, consultez notre calendrier des nids de guêpes en Suisse. Un déplacement ou un traitement, en revanche, s'évalue sur place par nos techniciens, pas sur une seule photo.
Pas besoin de photographier l'intérieur du trou. Ces informations suffisent pour un premier avis :
En régie ou en PPE, ajoutez le contact de la personne qui a accès au terrain : notre parcours pour les professionnels détaille ce point. Pour comprendre ce qui fait varier le prix, voyez notre page tarifs.
Non. Abeilles sauvages et bourdons nichent aussi au sol. Le comportement des insectes compte plus que le trou lui-même.
Mieux vaut éviter. Le bruit, les vibrations et le passage de la machine peuvent déranger une colonie.
Non. Noyer, colmater ou traiter soi-même une entrée active, c'est prendre un risque inutile sans savoir à quoi on a affaire.
La colonie ne passe pas l'hiver : seules les jeunes reines fécondées hibernent. Mais un terrain riche en cavités peut attirer une nouvelle reine une autre année. Une fois l'activité terminée, c'est le bon moment pour réfléchir à la prévention.
DES GUÊPES SORTENT D'UN TROU AU SOL ?
Décrivez l'endroit sans vous en approcher : votre commune, la zone du jardin, les accès et la proximité d'un lieu de passage. Une photo d'ensemble prise de loin aide à évaluer la situation.