Janvier
hiverLes colonies de l'année précédente ont disparu. Des jeunes reines fécondées hivernent à l'abri.
Un ancien nid de papier peut rester visible.
CONSEILS · SAISONS & CYCLE DE VIE
En mai, une guêpe inspecte le caisson du store. Trois mois plus tard, c'est un va-et-vient incessant au même endroit. Puis viennent les premières nuits froides : les visites se font rares, mais le nid, lui, est toujours là. Faut-il attendre ou agir ?
En Suisse, les guêpes fondent leur nid au printemps, généralement entre fin avril et mai. La colonie grandit pendant l'été, puis décline en automne. Selon l'espèce, la météo et l'emplacement, certaines restent pourtant actives jusqu'en novembre, voire décembre. La colonie ne repart pas au printemps suivant : de jeunes reines fondent de nouveaux nids.
Du réveil des reines au déclin de la colonie, voici les grandes étapes. Les mois sont indicatifs : la météo et l'espèce comptent autant que la saison.
Important : certaines colonies restent actives jusqu'en novembre ou décembre. Une saison ne suffit jamais à confirmer qu'un nid est vide.
Les repères ci-dessous valent pour les guêpes sociales indigènes. À Lausanne, dans le Gros-de-Vaud ou en altitude, il n'y a pas de jour précis où toutes les colonies démarrent ou s'arrêtent.
Janvier et février
Les colonies précédentes ont disparu. Des jeunes reines fécondées restent à l'abri.
Les colonies de l'année précédente ont disparu. Des jeunes reines fécondées hivernent à l'abri.
Un ancien nid de papier peut rester visible.
L'hivernage se poursuit.
Un nid sous le toit n'abrite pas forcément une colonie active.
Mars à mai
Une reine prospecte un emplacement puis commence les premières alvéoles.
Par journée douce, une reine peut sortir de son abri. Le début de la construction varie d'une année à l'autre.
Une grosse guêpe isolée ne prouve pas qu'il y a un nid.
Les reines cherchent un emplacement ; les premières fondations sont possibles si les conditions s'y prêtent.
Des repérages près des avant-toits, des abris et des caissons de stores.
La fondatrice construit les premières alvéoles, pond et nourrit ses larves ; les premières ouvrières apparaissent peu à peu.
Un petit nid, une activité encore discrète.
Juin à août
Les ouvrières construisent et nourrissent les larves : l'activité est plus visible.
Les ouvrières prennent part à la construction et à l'alimentation des larves.
Des allers-retours plus réguliers vers une même ouverture.
Chez beaucoup d'espèces, la colonie se développe fortement.
Davantage de guêpes au jardin ou près de l'entrée du nid.
Période souvent très active ; la taille des colonies varie beaucoup d'une espèce à l'autre.
Un nid plus visible et, pour certaines espèces, des guêpes attirées par la nourriture.
Septembre à novembre
La fin de la colonie varie selon l'espèce et les conditions : un nid peut rester actif.
La reproduction commence et certaines colonies entament leur déclin.
Une activité parfois encore soutenue, surtout autour des aliments sucrés.
Beaucoup de colonies s'affaiblissent, mais pas toutes au même rythme.
Un nid peut encore être occupé : le calendrier seul ne dit pas qu'il est vide.
Selon l'espèce et le microclimat, une activité peut subsister.
Quelques allers-retours restent possibles : prudence.
Décembre
Les dernières colonies peuvent s'éteindre à cette période ; les vieux nids restent parfois visibles.
Les dernières colonies finissent en général par s'éteindre, parfois seulement à ce moment-là.
Le nid de papier peut rester accroché une fois abandonné.
Ce calendrier décrit une tendance, pas une date de péremption. L'Office fédéral de l'environnement (OFEV) précise bien que la fin d'une colonie peut n'intervenir qu'en novembre ou en décembre.
Tout commence avec une reine fécondée qui a passé l'hiver seule, à l'abri. Quand les températures remontent, elle explore les cavités et les supports possibles : un ancien terrier de rongeur, un espace sous le toit, le caisson d'un store.

Début de nid de poliste européen (Polistes dominula), photographié au mois de mai.
Photo : Perchtinger / Wikimedia Commons, CC0, sans retouche.Dans un coffre de store ou de volet, notre guide sur les nids de guêpes dans les stores et volets précise ce qu'il faut observer sans démonter le mécanisme.
Une fois son site choisi, elle fabrique seule les premières cellules, avec des fibres végétales mâchées. Elle y pond, puis nourrit ses larves. Dès que les premières ouvrières sont adultes, elles prennent le relais de la construction et du ravitaillement, et la reine se consacre surtout à la ponte.
Voilà pourquoi une guêpe isolée en avril ne signifie pas qu'un nid est déjà installé, alors qu'un va-et-vient répété en juin peut trahir une colonie en plein développement. Dans un cas comme dans l'autre, inutile d'ouvrir un caisson ou de démonter quoi que ce soit pour vérifier.
Pro Natura situe la sortie de nombreuses reines dès la fin avril, l'OFEV le début de la nidification vers le début de mai. Les deux repères se rejoignent : tout dépend du printemps. Sources : Pro Natura et OFEV.
Une fondatrice seule ajoute des cellules et inspecte sa ponte. Ce comportement est filmé sur une poliste en Ohio (États-Unis), et ne permet pas d'identifier l'espèce présente chez vous.
Au début de l'été, le travail d'une seule reine devient celui de nombreuses ouvrières. Certaines agrandissent le nid, d'autres rapportent de quoi nourrir les larves. Plus la colonie grandit, plus le trafic augmente à l'entrée.

Poliste européen (Polistes dominula) et larves dans les cellules, en juin.
Photo : Xorx / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0, sans retouche.Toutes les espèces ne construisent pas le même nid, ni la même colonie. Un petit rayon de polistes aux alvéoles visibles n'a rien de commun avec le nid caché d'une colonie de guêpes communes ou germaniques. Pour comprendre ce que vous voyez sans vous approcher, consultez notre guide pour reconnaître un nid.
La différence se sent aussi à table. Selon l'OFEV, seules la guêpe commune et la guêpe germanique sont attirées par notre nourriture ; les autres espèces ont d'autres habitudes. Des guêpes autour de l'assiette ne signifient donc pas qu'un nid se cache sous la terrasse.
Pour savoir quels signes peuvent indiquer un nid et quels gestes éviter près des portes et des jardinières, consultez le guide des guêpes sur un balcon ou une terrasse.
En juillet et en août, évitez surtout de déranger un nid : taille-haie, vibrations, objets déplacés ou entrée bouchée peuvent provoquer une réaction défensive. Si l'entrée semble se trouver dans une façade, notre article sur les nids de guêpes dans un mur explique pourquoi il ne faut pas condamner une ouverture pendant l'activité.
Une guêpe poliste apporte une portion de chenille mastiquée pour nourrir des larves. Film américain illustrant le ravitaillement, sans généraliser ce comportement à toutes les espèces.
À la fin de l'été ou en automne, la colonie produit de jeunes reines et des mâles. Après l'accouplement, les jeunes reines fécondées partent chercher un abri pour l'hiver. Le reste de la colonie, vieille reine, ouvrières et mâles, ne passera pas l'hiver.
Mais l'automne n'éteint pas tous les nids le même jour. Certaines colonies déclinent assez tôt, d'autres tiennent plus longtemps quand les conditions s'y prêtent. Un nid dans une cavité bien protégée ne suit pas forcément le rythme d'un petit nid exposé dans un arbuste.

Nid aperçu après la chute des feuilles, photographié le 28 octobre 2017 dans le Minnesota (États-Unis). Sa présence visible ne permet pas de conclure qu'il était vide.
Photo : Courtney Celley / U.S. Fish and Wildlife Service, Wikimedia Commons, domaine public. Cadrage automatique selon l'écran.D'après l'OFEV, selon l'espèce et l'emplacement, la colonie peut ne s'éteindre qu'en novembre ou en décembre. Si des guêpes entrent et sortent encore d'un nid en octobre, considérez-le comme actif, et n'essayez pas de le décrocher « parce que la saison est finie ».
La météo influence le développement et la durée des colonies, mais elle ne permet pas de savoir si un nid précis est vide. Le microclimat d'une façade abritée, la région et l'espèce comptent aussi. Plutôt qu'une date, c'est l'activité observée de loin qui doit guider votre prudence.
En règle générale, non. Les colonies de guêpes sociales ne vivent qu'une saison, et chaque nouvelle reine bâtit son propre nid. Un nid de papier abandonné dans un arbre ou sous un avant-toit ne « redémarre » pas au printemps.

Nid abandonné photographié en août en Pologne, probablement du genre Vespula. La photo ne date pas de l'hiver.
Photo : Gower / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0, sans retouche.En revanche, le même endroit peut accueillir un nouveau nid. Un caisson de store, un trou dans la façade ou un recoin bien protégé reste un abri tentant pour une autre fondatrice. Enlever l'ancien nid ne suffit donc pas à empêcher une nouvelle installation.
Pour différencier une activité résiduelle dans les jours suivant une intervention de l'installation d'une nouvelle colonie au printemps, consultez notre guide sur les guêpes encore présentes après un traitement.
L'hiver est le bon moment pour préparer la saison suivante : repérez les accès possibles autour du bâtiment, puis faites-les réparer une fois l'absence d'activité confirmée. L'OFEV recommande de boucher ou de grillager les petites ouvertures des avant-toits, des caissons de stores et des façades. Mais jamais une cavité où des guêpes circulent encore.
| Votre situation | Ce qu'il est raisonnable de faire |
|---|---|
| En avril, une grosse guêpe inspecte votre store. | Observer sans toucher. C'est peut-être une reine en quête d'un abri, pas une colonie installée. |
| En mai, un petit nid apparaît sous l'avant-toit. | Ne pas y toucher. Son emplacement, les passages et l'espèce possible diront s'il peut rester en place. |
| En juillet, des guêpes passent par un trou du mur. | Ne pas boucher l'entrée et éviter les vibrations. Faire évaluer la situation si elle gêne les occupants. |
| En septembre, un nid se trouve dans la haie à tailler. | Suspendre la taille et suivre nos conseils pour un nid dans une haie. |
| En novembre, une boule de papier apparaît dans un arbre. | Ne pas conclure qu'elle est vide. Son aspect ne suffit pas non plus à écarter un frelon asiatique. |
| En février, un vieux nid reste accroché au galetas. | S'il est vraiment abandonné, le détruire d'urgence n'a en général pas de sens. En cas de doute, faire vérifier avant d'y toucher. |
Le frelon asiatique suit un parcours à part, en particulier dans le canton de Vaud. Depuis 2026, le Canton impose le signalement des nids suspects. Il rend obligatoire la destruction des nids primaires, et celle de certains nids secondaires lorsqu'ils présentent un enjeu de sécurité publique.
Ne vous approchez pas et ne tentez pas de le détruire. Consultez notre page frelon asiatique dans le canton de Vaud et faites le signalement officiel sur frelonasiatique.ch. Source : État de Vaud.
Un nid au fond de la parcelle, que personne ne dérange et qui ne gêne aucun passage, peut souvent rester jusqu'à la fin naturelle de sa colonie. Les guêpes ont leur utilité : elles pollinisent et chassent d'autres insectes. Leur présence ne justifie pas à elle seule une destruction.
L'OFEV va plus loin pour la fin de l'été : déplacer ou détruire un nid n'a alors de sens que si des guêpes entrent dans un bâtiment et risquent de piquer quelqu'un. Sinon, on peut attendre que toutes les guêpes de la colonie soient mortes.
La réponse change si le nid se trouve près d'une porte d'entrée, d'une terrasse très fréquentée ou d'une place de jeux, ou s'il bloque des travaux qui ne peuvent pas attendre. Une personne allergique au venin demande aussi une attention particulière. Dans tous les cas, l'OFEV conseille de ne pas déranger le nid, d'éviter les vibrations et de garder si possible trois à quatre mètres de distance.
Si le nid vous empêche d'utiliser normalement les lieux, décrivez votre situation à Nid Zéro. Indiquez votre commune, l'emplacement du nid et la proximité des passages, et joignez une photo d'ensemble prise de loin si vous pouvez la faire sans danger. Nid Zéro rassemble ces informations et les transmet aux techniciens, qui confirment la situation, les possibilités d'intervention et leur devis.
Le plus souvent entre fin avril et mai, selon les températures et les espèces. La fondatrice commence seule, puis les ouvrières prennent le relais.
La colonie décline en automne, mais certaines ne s'éteignent qu'en novembre ou en décembre. Le nid de papier, lui, peut rester visible longtemps après.
Non. Le calendrier ne suffit pas à le savoir : tant que des guêpes entrent et sortent, le nid est occupé, et on n'y touche pas.
L'ancienne colonie ne revient pas habiter le même nid. Mais une nouvelle reine peut fonder une colonie au même endroit, s'il lui convient.
Sans doute une jeune reine fécondée, sortie de son abri d'hiver à la faveur d'un redoux. Une guêpe isolée ne prouve pas qu'il y a un nid.
Pas forcément. Un nid abandonné n'abrite plus de colonie. S'il gêne des travaux, faites d'abord vérifier qu'il est bien inoccupé, et de quel nid il s'agit, avant de le déplacer.
Non. Les espèces et les comportements diffèrent. La guêpe commune et la guêpe germanique sont plus attirées par nos aliments, mais près d'un nid, le vrai risque reste de déranger la colonie.
Des repères biologiques, pas une prédiction de la fin d'une colonie en particulier. Ce texte ne remplace pas une évaluation sur place.
UN NID VOUS GÊNE EN CE MOMENT ?
Précisez votre commune, où se trouve le nid et les passages à proximité. Nid Zéro transmet votre demande aux techniciens qui déterminent les possibilités d'intervention.